Fonds famille CHARBONNEAU-TARDIVEL PDF Imprimer Envoyer

APM38

Fonds Famille Charbonneau-Tardivel. 1899–1900, surtout 1944–1948, 1950–1999. – 1,10 m de documents textuels.


Notice biographique

Paul Tardivel est né le 13 septembre 1879 à Québec. Il est le fils du journaliste Jules-Paul Tardivel (1851-1905). Il fait ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe, au Collège Sainte-Marie de Montréal et à l’Université Laval de Québec. Encore étudiant à l’Université Laval, il publie un premier article le 27 mai 1899, pour l’hebdomadaire La Vérité de Québec, journal fondé par son père. Le 3 juillet 1903, à la paroisse Notre-Dame-du-Chemin de Québec, il épouse Gratia Pageau (1881-1941), fille du notaire Charles Pageau, Imprimeur du Roi, et de Georgiana Laliberté. Le couple aura onze enfants : Claude, Marie-Paule, Laurent, Henri, Jean, Louis, Charles, Marguerite (Margot), Henriette, Jules-Paul et Raymond. Dès 1901, Paul Tardivel s’occupe de la Colonie du lac des Commissaires, une œuvre de la Société Saint-Jean-Baptiste du quartier Saint-Sauveur à Québec. En 1903, Paul Tardivel est nommé directeur-rédacteur au journal La Défense de Chicoutimi. En 1905, il revient à Québec pour travailler à La Vérité,   aidant son père gravement malade. Au décès de ce dernier, il lui succède comme directeur-gérant du journal et travaille d’abord avec son beau-frère, le rédacteur Omer Héroux, jusqu’en 1907, puis seul. Le journal cesse de paraître en 1923. En 1917, Paul Tardivel est un des fondateurs, avec Joseph-Narcisse Gastonguay, de la Ligue nationale de colonisation. Il en est également le publiciste et aide à la fondation, en 1921, de l’Orphelinat Saint-Jean-Baptiste du Lac-Sergent, dans la région de Portneuf, avec l’abbé Georges Philippon. Pour des raisons de santé, Paul Tardivel s’installe à Saint-Raymond-de-Portneuf en 1922, où il gère l’Imprimerie régionale au sous-sol de sa résidence. Après le décès de son épouse, il laisse son domicile de Saint-Raymond à son fils Claude et habite tour à tour chez quelques-uns de ses enfants dans la région de Québec, ainsi qu’à Montréal avec la famille de Jean Tardivel. Il décède à Courville, près de Québec, le 29 juillet 1974.

 

Jean Tardivel est né le 20 décembre 1915 à Québec. Il fait ses études primaires à Saint-Raymond-de-Portneuf (1921-1927), puis son cours classique au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières (1928-1929) et au Petit Séminaire de Québec durant les années 1930. Le 29 décembre 1943, il rencontre Gisèle Charbonneau, née le 3 mars 1922, fille cadette du contracteur Amédée (Anthime) Charbonneau (1880-1961) et de Maria (Marie-Marguerite) Morache (1879-1948), et sœur de Lucien Charbonneau. Jean Tardivel entreprend une correspondance avec Gisèle Charbonneau dès le 31 décembre 1943, jusqu’au 9 septembre 1946.

La famille Charbonneau compte neuf enfants : René, Lucien, Camille, Conrad, Fernand, Lucille, Jeannine, Yolande et Gisèle, née le 3 mars 1922 à Outremont. Gisèle Charbonneau complète sa formation d’infirmière à l’Hôpital Sainte-Jeanne-d’Arc en janvier 1944. Après avoir élevé sa famille, elle retourne travailler à l’Hôpital Sainte-Jeanne-d’Arc, de 1964 à 1984.

 

Jean Tardivel est mobilisé dans la Royal Canadian Air Force à Trenton (Ontario) de 1940 au début d’avril 1945, puis à Goose Bay (Labrador) du 10 avril au 26 août 1945. Il joue de la clarinette dans la fanfare de l'Aviation royale canadienne. De retour à Québec, après des recherches infructueuses pour un emploi dans la fonction publique, Jean Tardivel ouvre le studio Photo Laurentides Enrg., situé à Limoilou, en décembre 1945. Les fréquentations de Jean Tardivel et Gisèle Charbonneau se poursuivent, entre Québec et Montréal. Ils se marient à l’église Sainte-Madeleine d’Outremont le 14 septembre 1946 et s’installent à Québec. Le couple revient à la résidence des Charbonneau, rue Bloomfield à Outremont, lorsque Amédée Charbonneau demande à sa fille Gisèle de venir soigner sa mère à titre privé; après le décès de celle-ci en 1948, le couple demeure chez Amédée Charbonneau jusqu’au décès de ce dernier en 1961. Jean Tardivel travaille comme typographe à l’imprimerie des Pères du Saint-Sacrement à Montréal, de 1947 à 1970. Jean Tardivel et Gisèle Charbonneau auront quatre enfants : Nicole, Lyse, Yves (décédé le 13 juillet 1970) et Geneviève. La famille s’installera sur la rue Champagneur en mai 1962. En 1971, Jean Tardivel devient propriétaire de la Librairie Laurentienne à Ville Saint-Laurent; il y travaille comme libraire jusqu’à sa retraite en décembre 1980. Jean Tardivel siège au Conseil de surveillance de la Caisse populaire d’Outremont pendant près de 25 ans. En 1984, à l’occasion des fêtes du 60e anniversaire du mouvement, il reçoit la médaille d’argent de la Fédération des caisses Desjardins du Québec, en reconnaissance de ses longs et loyaux services. Jean Tardivel décède à Montréal le 6 mars 2007, et Gisèle Charbonneau s’éteint dans la même ville le 19 novembre 2010.

 

Lucien Charbonneau est né le 20 octobre 1905 dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Il fréquente l’Académie Querbes (1919-1922) et l’École primaire-supérieure Saint-Louis (1922-1924). Le 5 juillet 1927, il entre au noviciat des Clercs de Saint-Viateur, à Joliette. Il prend l’habit religieux le 23 juillet 1927.

En juillet 1928, il est nommé professeur à l’École Saint-Viateur de Joliette, puis à l’École normale de Rigaud en 1931, où il complète sa formation, parallèlement à son activité d’enseignement, jusqu’au début de 1939. Il prononce ses vœux perpétuels en juillet 1931 et devient bachelier de rhétorique en juin 1935. À la suite d’une dépression nerveuse, il se retire à l’École d’Agriculture Sainte-Marie de Val d’Espoir en Gaspésie le 20 février 1939, où il accomplit quelques tâches contribuant au relèvement de l’École. Il revient à l’École normale de Rigaud en septembre 1940 pour un demi-emploi, avant d’être nommé directeur de l’école Saint-Germain d’Outremont en juillet 1942, jusqu’en juillet 1948, lorsqu’il est nommé assistant-directeur au Bureau des Études des Clercs de Saint-Viateur. Il est envoyé en voyage d’études en Europe, de septembre 1950 à juillet 1951. À Paris, il loge chez les Pères de Sainte-Croix. Il visite la France, l’Espagne et se rend à Rome. De retour à Outremont, il reprend son poste d’assistant-directeur des Études, jusqu’à sa nomination, en juillet 1953, à la direction du collège Saint-Viateur à Montréal-Nord, jusqu’à l’été 1959; il dirige ensuite l’École normale de Rigaud pendant trois ans. En août 1962, le frère Lucien Charbonneau est nommé secrétaire général de la congrégation des Clercs de Saint-Viateur à Rome. Il sera en fonction jusqu’à l’été 1967. Lucien Charbonneau écrit régulièrement à sa famille et leur envoie des jeux de cartes postales de villes italiennes, accompagnées de légendes qu’il rédige. Durant cette période, il sera témoin du concile Vatican II, du décès du pape Jean XXIII, et de l’élection du pape Paul VI. Il assiste également aux Journées internationales d’étude sur le cinéma de l’Office catholique international du cinéma et l'audio-visuel (OCIC), qui se tiennent à Venise en juin 1964. Il revient au Québec en juin 1966, pour revoir sa famille et subir une hospitalisation. Il est de retour à Rome le 28 septembre 1966. Il travaille en vue du Chapitre général de la Congrégation, qui se tient à Rome à la fin de juin 1967. Il est de nouveau hospitalisé à Rome en juillet; le 7 septembre, il rentre à Montréal. Il séjourne à l’Hôtel-Dieu, où il meurt le 31 octobre 1967, à la suite de deux embolies.


Portée et contenu :

 

Ce fonds témoigne de la vie, des voyages et des échanges entre les membres de deux familles établies respectivement à Québec et Montréal. Il est aussi question des séjours à la Villa Mon chez nous, maison de campagne des Charbonneau à Saint-Adolphe d’Howard, et à la maison d’été des Tardivel, située à Belair (aujourd’hui Saint-Augustin-de-Desmaures). Le fonds contient des cahiers de notes et le journal personnel de Paul Tardivel (1963-1967), la correspondance entre Jean Tardivel et Gisèle Charbonneau (1943-1946), leurs journaux de voyages, ainsi que la correspondance et les journaux de voyages du frère Lucien Charbonneau, c.s.v.

 

Le fonds contient les séries suivantes :

 

APM38/S1. Paul Tardivel et [?]. Cahiers de notes

APM38/S2. Paul Tardivel. Journal

APM38/S3. [Paul Tardivel]. Publicité pour l’Imprimerie régionale

APM38/S4. Lucien Charbonneau. Biographie

APM38/S5. Lucien Charbonneau. Passeport

APM38/S6. Lucien Charbonneau. Documents pontificaux

APM38/S7. Lucien Charbonneau. Correspondance produite et reçue

APM38/S8. Lucien Charbonneau. Journaux de voyage

APM38/S9. Lucien Charbonneau. Photographies

APM38/S10. Jean Tardivel et Gisèle Charbonneau. Correspondance produite et reçue

APM38/S11. Jean Tardivel et Gisèle Charbonneau. Journaux de voyage

APM38/S12. Jean Tardivel et Gisèle Charbonneau. Photographies

APM38/S13. [Jean Tardivel]. Publicité pour le studio Photo Laurentides Enrg.

APM38/S14. [Jean Tardivel]. Carte d’affaires de la Librairie Laurentienne

 

Notes :

 

Source du titre composé propre : Titre basé sur le contenu du fonds.

 

Collation : Le fonds contient également 72 photographies.

 

État de conservation : Certaines images décollent dans les deux journaux de voyages de Lucien Charbonneau (S8, P1 et P2).

 

Source immédiate d’acquisition : Le fonds a été offert aux Archives Passe-Mémoire par Nicole Tardivel, fille de Jean Tardivel et de Gisèle Charbonneau,

en septembre 2013 et février 2014.

 

Classement : Série 7, sous-série 2 : Famille Charbonneau-Tardivel. Correspondance adressée à Lucien Charbonneau : Les dossiers D2 à D8 contiennent des copies de certaines des lettres que Lucien Charbonneau avaient adressées à sa famille et qu’il conservait avec les lettres qu’il avait reçues de sa famille.

 

Langue des documents : Les documents sont surtout en français, avec quelques documents en italien et en anglais.

 

Instrument de recherche : Inventaire numérique du fonds sous forme de fichier Excel.

 

Documents connexes : Le centre d’archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec situé à Québec possède 2 fonds (P683 et MSS225)

se rapportant à Jules-Paul Tardivel (1851-1905). On trouve également un fonds Jules-Paul Tardivel (CH049) au Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe.

 

Versements complémentaires : D’autres versements seront effectués ultérieurement.

 

Termes rattachés : armée, enseignement, imprimerie, infirmière, journalisme, librairie, musique, photographie, secrétariat, vie religieuse, villégiature, voyages

Bibliographie: Compte-rendu du fonds Charbonneau-Tardivel par Andrée Lévesque dnas le Bulletin de l'APM, vol. IV, no 2, novembre 2014

http://www.archivespassememoire.org/index.php?option=com_communicator&task=view&Itemid=55&id=13


 
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