Lise Legault naît à Montréal le 4 octobre 1930. Fille aînée du pharmacien Léopold Legault et de Marguerite Lefebvre, elle aura trois frères (Pierre, Gilles, Claude) et une sœur (Micheline). Lise étudie au Collège Basile Moreau de ville Saint-Laurent, chez les sœurs de Sainte-Croix, et elle entre dans les ordres. Celle que l’on appelle sœur Marie de Sainte-Thérèse de l’Incarnation commence par enseigner au pensionnat Saint-Charles de Laval, puis quitte le pays afin de poursuivre sa mission en Suisse. Elle enseigne d’abord à l’École de commerce pour jeunes filles de Sierre (les Nouveaux Buissonnets), puis quitte les ordres et rejoint Paris pour y poursuivre ses études à partir de 1971. Après avoir obtenu une maîtrise en psychologie à Paris V – Sorbonne, elle entame à la même université un doctorat intitulé « Investigation des facteurs cognitifs et affectifs dans les blocages en mathématiques ».
En 1977, elle revient au Québec en raison de problèmes de santé. Elle obtient un premier contrat en 1979 au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal et, en 1984, un poste dans le département du même nom à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Spécialiste des difficultés d’apprentissage en mathématiques, elle participe à un ouvrage collectif sous la direction de Louise Lafortune, Quelles différences ? Les femmes et l’apprentissage des mathématiques, publié aux Éditions du remue-ménage.
Pendant des années, elle fera de nombreux séjours à Paris et en Suisse pour des vacances et pour la poursuite de son doctorat, qu’elle obtient en 1985. Elle consacre sa vie à la recherche en sciences de l’éducation et à l’enseignement des mathématiques. Lise Legault décède à Montréal le 3 juillet 2022.
Le fonds est constitué principalement d’une abondante correspondance regroupée dans la première série. Il s’agit en grande majorité de lettres reçues ainsi que de plusieurs brouillons de lettres écrites par Lise Legault.
Pendant ses années en Suisse et en France, Lise reçoit des lettres de la famille : de son père, de sa mère, de ses frères et de sa sœur. S’y ajoutent leur conjoint et conjointes, et bientôt neveux et nièces. Tous ces correspondant.es lui donnent des nouvelles de la famille, lui offrent des vœux de bonne année ou de bonne fête et l’informent des grands événements : naissances, mariages, décès. Ils et elles s’enquièrent de la santé instable de Lise. Plusieurs membres de la famille (dont quelques tantes, cousins et cousines) entretiendront une relation épistolaire avec Lise sur plusieurs années. Quelques-un.es parleront d’aller la visiter en Suisse ou en France, et certain.es mettront leur projet à exécution.
Lise Legault entretient une correspondance avec plusieurs ecclésiastiques. Elle recevra des lettres de compagnes du Collège Basile Moreau, de religieuses et de religieux qui lui ont enseigné et d’autres qui étaient des collègues et amis pendant la période où elle était membre du clergé. Elle reçoit des lettres des membres de la famille dans les ordres (frère Émile Deguire, sœur Émilia Legault). Tout ce courrier contient de nombreuses discussions sur la foi, sur les réflexions de Lise concernant le fait de quitter les ordres, mais aussi sur des problèmes liés à l’enseignement.
Enfin, Lise entretient des correspondances avec de nombreux ami.es. Qu'il s’agisse d’ami.es québécois.es lorsqu’elle est en Europe, d’ami.es suisses lorsqu’elle est à Paris ou d’amis de France et de Suisse lorsqu’elle est au Québec, plusieurs correspondant.es commencent leurs lettres en remerciant Lise pour la lettre reçue. La plupart parlent des problèmes de santé que Lise aura tout au long de la durée des correspondances. En effet, les lettres qu’elle reçoit témoignent très souvent de compassion concernant son état et ses problèmes (douleurs abdominales, problèmes digestifs et gynécologiques). Il est également mention de quelques interventions chirurgicales à son retour au Québec à la fin des années 1970. D’autres lettres font part de réflexions sur l’enseignement, sur les recherches, ou tout simplement celles-ci donnent des nouvelles de la vie de la personne qui écrit.
Le nombre de lettres reçues et la grande variété des correspondant.es indiquent que Lise Legault entretient pendant une grande partie de sa vie de nombreuses relations épistolaires. Celle-ci nourrit ses amitiés, les liens avec les membres de sa famille, et presque tous.tes mentionnent sa gentillesse et l’élégance de ses missives.
La deuxième série contient des documents personnels, soit : quelques photographies de Lise Legault, des souvenirs de la famille, de courts textes et un journal de voyage en Europe de ses parents, quelques documents liés au mariage et au décès de son frère Gilles.
Le contenu de la troisième série se rapporte à sa profession d’enseignante : des horaires d’enseignement en Suisse, des notes personnelles sur l’enseignement ou sur des conférences, quelques travaux de ses étudiants.es et des évaluations.
Le fonds contient les séries suivantes :
APM94, S1 Correspondance
APM94, S2 Documents personnels
APM94, S3 Documents professionnels
Source du titre composé propre : Titre basé sur le contenu du fonds.
Source immédiate d’acquisition : Le fonds a été offert aux Archives Passe-Mémoire par Anne-Marie Legault et Claude Legault en 2024, nièce et frère de Lise Legault
Langue des documents : Les documents sont en français
Restrictions à la consultation : Quelques documents seulement sont soumis à des restrictions.
Instrument de recherche : Inventaire numérique du fonds sous forme de fichier Excel.
Documents connexes :
https://www.editions-rm.ca/livres/quelles-differences/#tab-table
Termes rattachés : étude universitaire, mathématiques, pédagogie, religion, santé, voyages.